FPMA


Mis en ligne le 15 juin 2015

DECLARATION SNEP-FSU A LA FPMA DU 10 JUIN 2015

Monsieur le Recteur,

72 collègues ont participé au mouvement intra avec 21 postes vacants dont 5 postes de stagiaires bloqués. 31 collègues obtiennent une mutation dont 3 TZR qui obtiennent des postes fixes et un TZR qui change de zone de remplacement. Les 11 rentrants dont 5 stagiaires sont tous affectés sur un poste fixe ou une ZR.

Si ce mouvement comparé au précédent peut paraitre au premier abord satisfaisant, plusieurs éléments doivent cependant nous interpeler.

D’abord, le nombre de participants est très élevé et montre une volonté de nos collègues de changer d’établissement. Si pour certains, il s’agit d’essayer de se rapprocher de leur domicile familiale et ainsi faire diminuer leur charge de travail en réduisant la part des trajets professionnels, pour d’autres, il s’agit de fuir des conditions de travail très difficiles, des ambiances collectives insupportables, des installations sportives inexistantes ou non fonctionnelles. 41 collègues participant au mouvement n’obtiennent pas de mutation.

Ensuite, le nombre de postes ouverts au mouvement ne correspond pas avec les besoins de notre académique. Nous contestons la vision institutionnelle strictement comptable qui conclue que notre discipline est excédentaire. Nous demandons à nous baser sur ce qu’il se déroule réellement sur le terrain. Cette année et les années précédentes, dès le mois d’octobre tous les TZR EPS étaient positionnés et le rectorat recrutait déjà des contractuels. Cette situation est occasionnée car un nombre important de collègues se voient confier à juste titre d’autres tâches que celles d’enseigner aux élèves mais restent comptabiliser dans les bases. Ce sont donc les élèves qui se retrouvent lésés car ils perdent énormément d’heures d’EPS en attendant que l’administration trouve des solutions de remplacement. Le SNEP-FSU est pour un service public de remplacement qui offrira aux élèves la garantie d’avoir toujours un enseignant bien formé devant eux car pouvant partir en formation continue et effectuer toutes les tâches qui lui incombent sans crainte de laisser ses élèves sans enseignement de l’EPS.

Enfin, la politique qui consiste à utiliser les postes fixes pour placer les stagiaires rend le mouvement moins fluide que ce qu’il pourrait être. Nous défendons l’idée que l’administration pourrait utiliser les Blocs de Moyens Provisoires pour affecter ces stagiaires et libérer autant de postes pour le mouvement. Cette méthode est d’ailleurs déjà utilisée dans de nombreuses autres académies et permet d’améliorer très significativement le mouvement.

Pour conclure, le mouvement intra académique ne doit pas être considéré comme un moment de gestion simplement technique des demandes de mutation. Il est un réel moyen de gestion des ressources humaines qui doit permettre à l’administration de rapprocher selon le barème et à chaque fois que c’est possible, les conditions de travail des enseignants d’EPS de leurs souhaits de mutation formulés. En effet, comme toutes les études le montrent, après le sentiment de compétence, l’autodétermination est le 2ème facteur le plus important de la motivation. Tous les moyens doivent donc être mis en œuvre pour améliorer le mouvement car un enseignant d’EPS qui obtient une affectation proche de ses demandes sera très certainement un enseignant plus motivé, moins fatigué et donc plus efficace pour faire progresser ses élèves.


Les élus du SNEP-FSU
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